Hygiène du Baldaquin
 



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Colo

J'ai reçu le 12 mon contrat pour Clairoix. Clairoix, c'est la colo où j'ai travaillé l'année dernière. Je ne sais pas encore de quel groupe je vais m'occuper. Suspens. Ce n'étais pas prévu que je sois anim cet été, j'ai été prévenue la semaine dernière.


Nourdine, un anim avec qui j'ai travaillé l'année dernière et qui a fait son stage théorique avec moi m'a appelé. Pour prendre des nouvelles et me proposer de travailler. J'ai dit oui, il a dit à Odile, la directrice de cette année et de l'année dernière. Elle m'a appelé à son tour. Je venais juste de me lever. Le ton était froid, tranchant.


L'année dernière, je me suis très bien entendu avec les anim de mon groupe, mais j'étais assez absente vis-à-vis de toute l'équipe. Et puis je suis tombée malade pendant 3 jours. Ca peut ne parâtre rien, mais dans une colo de trois semaines, c'est beaucoup. J'étais un peu une ombre, même si les enfants m'adoraient. Odile, donc, n'était pas vraiment partante pour me ré-engager. Manquant d'animateurs, elle a bien été obligée. Ayant besoin d'un travail, et surtout heureuse de faire de l'animation, ma passion, j'ai accepté.


Je vais retrouver Nourdine, Odile, Déborah et Damien. Odile sait maintenant pertinemment ce qui s'est passé cette dernière nuit d'août. Elle me l'a bien fait comprendre en me disant qu'il était hors de question que je travaille dans le même groupe que lui. C'est ce climat tendu qui m'obsède. Je ne sais pas comment ça va se passer. Je me suis dit qu'il fallait que j'en parle à Nourdine. Il m'a rappelé, m'a rassuré. Je sais que je pourrais compter sur lui. En tout cas, je vais devoir me dépasser. Advienne que pourra.

15.7.05 00:55


En bref

Mes posts ne sont plus vraiment réguliers.
Déjà des posts en retard datant du mois de mai, tout le mois de juin à blogguer, sans compter les réponses aux emails...
Beaucoup de travail en perspective, beaucoup d'évènements aussi.
Maison déserte pour les trois semaines à venir, Muse en fond sonore (désolé, en ce moment c'est ma période), cigarette à la main, c'est le moment de combler tous ces vides.
Petit débriefing rapide de ma vie.


Après la soirée chez le père de Lola pour fêter la fin d'une dure année de labeur, on est partis le matin au lycée chercher notre bulletin semestriel. Le mois de juin (en fait la dernière semaine) a été consacrée aux révisions pour le concours sciences po Grenoble du 2 juillet. J'ai travaillé ces dernières semaines en tant qu'animatrice à l'heure des cantines scolaires dans l'école Jean Renon. J'adore l'animation, je ne peux pas m'en passer. Bien sûr, il y a eu le 21 juin, et des petites sorties par ci par là. Le mois a été surtout l'objet de rivalités clandestines entre mes parents et moi. Niveau sentimental, beaucoup de changement, mais je vous en reparlerai plus en détail. En ce qui concerne les blogs, Jules en a ouvert un (allez le voir en cliquant ici . J'aime bien, et puis en plus je suis dedans (la grande classe).


Voili voilà, en attendant d'en avoir plus. J'ai une maison à ranger, je dois recevoir du monde pendant trois semaines moi.

11.7.05 14:07


Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part - Anna Gavalda

C'était pendant les vacances de Pâques de cette année. J'ai eu une boulimie de lecture. Je voulais des livres, encore et encore. C'est drôle, quand on pense qu'à Noël, avec les filles, on disait qu'on ne pouvait plus voir un livre en peinture, et qu'à Pâques, on s'en est toutes gavées.


J'étais à Leclerc, devant le rayon librairie -mon préféré- scrutant par gourmandise tous ces livres aguicheurs. Et puis je suis tombée devant celui d'Anna Gavalda. J'en avais beaucoup entendu parlé. En bien. Alors, hop, je l'ai mis dans le caddie.


Je ne l'ai pas lu tout de suite. Non non. Ce n'était pas le seul que j'avais acheté. Son tour est venu. Je l'ai pris, je me suis mise en robe de nuit, je suis partie dans ma chambre, je me suis lovée contre mon oreiller, et je l'ai ouvert. J'ai lu.


Il est court, l'écriture ressemble à celle d'un blog. Il s'agit d'un recueil de nouvelles. Moi qui m'attendait à un mini roman... Bien sûr, elles ne touchent pas de la même manière. Mais on se laisse facilement prendre, ça se lit comme du bon pain. Le fil directeur, c'est comme le dit l'auteur dans sa dernière nouvelle, l'amour dans toutes ses formes. N'allez pas croire qu'il s'agisse d'un livre cul-cul. Non. C'est un livre juste. J'aurais bien aimé taper quelques nouvelles par plaisir, mais bon avec le copyright tout ça... Alors, petit extrait, celui de la couverture. Bon, d'accord, il y en a un peu plus.


" C'est marrant, je me rends compte que je cogite plus quand je suis dans le train ou le RER... Comme quoi l'armée ça a du bon...
Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est du genre à traverses la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile.
Là encore, ça n'a pas loupé, avant de descendre les escalators pour prendre le métro, j'ai jeté un dernier regard circulaire au cas où il y aurait quelqu'un... Et à chaque fois dans les escalators, mon sac me paraît encore plus lourd.
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part... C'est quand même pas compliqué."


 

12.6.05 03:41


Do you feel...

Il est tard. Je devrais déjà être couchée. Enfin, il n'est pas si tard que ça pour un soir de Grandes Vacances (quatre longs mois de Grandes Vacances...). Dire que je devrais être au Touquet, dans l'appart de campagne d'Alice... Mais bon, en ce moment, il ne vaut mieux pas trop se faire remarquer. Qu'importe, j'ai envie d'écrire, je m'exécute.


J'ai tout plein de choses à dire, plein de posts en retard comme je l'ai précédemment dit. Une bonne quinzaine, tous en attente d'être rédigé. Le mois de mai a été chargé d'évènements marquants et très intéressants. Je ne veux pas les oublier. Mon aventure du début du mois, mon concours, mes vacances à Arcachon, mon dernier rendez-vous avec la psy, la fin de l'année, le bilan de l'année... Enfin bref, je ne vais pas tout citer. On pourrait presque croire que je vis dans le passé. Au contraire, je ne vis que pour le présent, et éventuellement le futur.


Comment vais-je ? C'est une bonne question. Je vais excellemment bien. Mon agression, au final, m'a apporté. Je me souviens... dans le cabinet de ma psy, un matin...


– Alors, vous retirez des éléments positifs de votre agression ?


Inutile de vous dire que cette question me surprit. Ce fut même un grand choc. Comment un tel acte, qui m’avait tellement blessé, meurtrie dans ma chair et mon âme, pouvait être « positif » ? Parce que c’est « positif » d’avoir eu des contractures musculaires partout à la suite des coups, d'être incapable de bouger sans souffrir, d’avoir mal dans toutes les fibres de son corps ? Parce que c’est « positif » de ne pas pouvoir dormir sans médicaments, de pleurer tout le temps, d’avoir des flash-backs, d’avoir l’impression, à chaque fois qu’on se touche le nez, de revoir le sang qui en coulait ? Parce que c’est « positif » de se dire qu’on a été faible, de se dire que finalement, on l’a bien mérité ?
Passé cette étincelle de surprise, ressaisie, je plongeai mon regard dans le sien.


– Non.fficeffice" />


Je crois qu’elle s’aperçut de mon trouble : elle essaya de corriger le tir. Mais il est vrai que sa question m’amena à réfléchir, et j’essayai, pendant le reste de la séance, de trouver ces foutus « élements positifs ».


Je ne sais pas si je les ai totalement tous trouvés. Je sais que ma vie a été changé, boulversée d'autant plus par le cancer de ma mère. Je vis au jour le jour, je suis heureuse de vivre, je m'épanouie, j'avance, je m'amuse, je gambade. Je ne me prends plus la tête, je fais ce que j'ai à faire, j'assume les conséquences de mes actes. Je suis moi, je ne suis sûrement pas parfaite, mais je ne suis pas trop mal non plus. Certes, je suis encore un peu impulsive, mais bon, ça aide à avancer. Cette année m'a été plus que bénéfique. Le début a été dur, la pente était raide, très raide, mais j'ai finalement réussi à atteindre ce sommet de plénitude qui m'avait manqué. Ca fait du bien, énormément de bien. J'aime ma vie, je ne regrette rien. Je ne sais pas où l'avenir me menera, mais peu importe, je suis prête, je l'attends de pied ferme. Alea jacta est.


 

12.6.05 02:59


Fin

Mon dieu ! Dire qu'aujourd'hui c'est le DERNIER jour de l'année ! J'arrive pas à y croire ! C'est trop beau pour être vrai ! Voilà, ça y est, mon année à Paul Valéry est terminée, mon conseil de classe a eu lieu ce matin, j'ai eu mon équivalence globale en histoire à Paris I ! C'est trop la fête ! Quel bonheur !!
7.6.05 23:20


Je préviens

Me revoilà enfin. A mon retour d'Arcachon, je n'avais plus internet, ma ligne étant en cours de dégroupage, d'où mon long silence. Je suis enfin de retour avec tout plein de posts en retard à poster. Bref, attendez vous à un déluge de notes en tout genre courant sur toute la période du mois de mai.
7.6.05 20:14


Ballade nocturne parisienne

NRJ organisait un concert gratuit en-dessous la tour Eiffel pour soutenir la candidature de Paris pour 2012. Ne me restant plus qu'un seul jour de cours (certes le lendemain), je me suis décidée à y aller. Un concert, même quand il y a là-bas 100 000 personnes, c'est mieux quand on y va avec des amies. Alors, sachant que Marron 5 devait passer, hop, j'ai appelé Gyzmo. On s'est donné rendez-vous à 20h30 à Bir-Hakeim. Malheureusement, je me suis trompée sur l'horaire : le concert débutait à 19h30. Bon hein, ca arrive à tout le monde d'abord ! On a quand même eu la chance sans nom d'entendre Matt pokora et de voir Kyo chanter trois chansons.Trop bien.


Je manquais de cigarettes, j'avais faim, Gyz et moi sommes donc parties à la recherche de lieux pouvant satisfaire au mieux mes besoins. Au final, on s'est retrouvé au MacDo situé dans la gallerie des Champs Élysées. On s'est posé un petit moment là-bas avant de se remettre à marcher. On est arrivé près du Louvre, devant le parc des Tuileries. Là, on s'est assise sur des marches.


On discutait tranquillement (normal) quand on voit passer vers 23h je crois un groupe de jeunes armés de bouteilles d'alcool. Un de ses messieurs (Brian) s'est retourné vers nous et nous a proposé des les suivre. Voilà pourquoi, à 23h15 nous avons sauté par-dessus le mur du parc des Tuileries et nous sommes retrouvées là-bas, avec un groupe de jeunes qu'on ne connaissait pas au demeurant.


On n'est pas resté longtemps. Il faut dire qu'ils n'étaient pas particulièrement intéressants. On n'était pas très loin de la fac de Gyz. On a poussé notre route le long de la rue des Saints Pères et j'ai enfin vu la facade (oui parce qu'à minuit ce n'était pas ouvert) de la fac de Gyzmo, la fac René Descartes. C'est un bâtiment quelque peu bizarre. Mais bon quand on voit la tête de Tolbiac, l'annexe de Paris I où je vais l'année prochaine, on ne peut que trouver la fac Descartes majestueuse (même Champlain à côté c'est le paradis).


Finalement, à Odéon, on est chacune rentrée chez soi, il se faisait tard. C'était sympa cette balade nocturne parisienne, d'autant plus que ça faisait un bail que je n'avais pas revu Gyzmo. J'aime ça, partir à l'aventure, aller là où mes pas me mène, avec un copain ou une copine, et discuter de tout et de rien dans les rues de la capitale (ou de ma ville). Je n'échangerai ces petits bonheur ni cette soirée passée avec Gyz pour rien au monde.

6.6.05 00:02


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